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Mais dis moi plutôt, qui tu es ?! [PV Le Fou]
Kurapika
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Akira
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Deux sabres
Dans son petit espace de vie, Akira tourne en rond. Il n'a pas pour habitude de faire du surplace, ni d'avoir un foyer en fait. Alors habiter une maisonnette construite à la lisière de la forêt … Ca lui convient pour le moment, alors qu'il a disparu de son mode d'origine, prenant la décision d'aider ce peuple. Pour le moment. Le jeune aveugle a besoin d'une pause, de guérir son cœur. Bien entendu, il a vu ce crétin de Luciole. Un Luciole bien en vie. Mais un Luciole qui n'est pas le sien. Ou plutôt si, mais qui vient de quelques semaines avant qu'ils se retrouvent dans les Terres Mibus. Quelques semaines avant qu'il se fasse tuer par son frère Shinrei. Akira pense avoir vu son … camarade … avant d'être transféré à Arcadia, stoppant le combat entre Shinrei et Kyo. Mais était-ce réellement ça ? Tout c'est passé si vite … Est-il en vie ?

Frustré de se poser ce genre de question alors qu'il préfère se considérer comme insensible et sans cœur, il pousse un soupire de lassitude. Cet idiot ne mérite même pas qu'il s'inquiète pour lui. Luciole est irritable au possible. Et puis .. Il ne s'est jamais entendu avec lui, ils ont toujours fait que se disputer. Sans cesse. Adossé au mur de sa maisonnette, un léger sourire se forme sur ses lèvres. Un micro sourire qui disparaît aussitôt avant même qu'il n'en prenne conscience, le temps d'une pensée affectueuse, fugace, qui s'estompe avant même que son cerveau ne l'enregistre. Il y a certaines choses où il ne vaut mieux pas mettre de mots.

Décidant finalement de prendre l'air, Akira sort de sa maison pour s'enfoncer dans la forêt, sans but précis. Ainsi, il se sent plus dans son environnement, surtout avec les derniers événements où il a passé du temps en forêt. Qu'est-ce qu'il donnerait pour voir apparaître Bontenmaru derrière un arbre, riant et sortant une vanne bien à lui ? Rien du tout. Parce qu'Akira est quelqu'un de patient et que jamais il n'échangerait quelque chose, encore moins pour cet idiot de sentimental. Prenant soin de dissimuler son rictus moqueur pour garder un air neutre, Akira se déplace avec le calme qui le caractérise si bien. Malgré ses yeux clos, il n'a aucun mal à progresser dans la forêt, à se diriger. Il a une drôle d'allure : samurai aveugle, dans son large kimono, ses deux épées accrochés dans son dos. Aveugle ne signifie pas être impuissant. Du moins, dans son cas. De toute manière, Akira ne supporte pas la faiblesse, c'est plus fort que lui, imbus de lui même, il faut qu'il dénigre ce qu'il considère comme pathétique. L'amour, les bons sentiments, l'empathie. Peut-être qu'il devrait se juger lui même, non ? Bien sûr que non. Pourquoi donc? S'il désire rassembler ses compagnons, ce n'est que pour une histoire de force. Parce qu'ensembles, ils sont plus puissants. Il n'y a aucune raison.

Aucun bruit ne se fait entendre. C'est bien ce qui interpelle Akira. Pas même un oiseau qui chante. Pas même le bruissement du feuillage quand un petit animal passe. C'est beaucoup trop calme. Le samurai garde tout de même la même allure, ne montrant rien de son trouble. Il se rend vite compte qu'il y a quelque chose d'étrange. Le jeune homme a la capacité de pouvoir ressentir la présence d'autrui et fini donc pas capter une aura. Pourquoi ne l'entend-t-il pas ? Aucune idée. Quelle genre de personne peut se cacher dans la paisible forêt d'Ixa'takan ? Akira l'ignore mais part du principe qu'il y a toujours plus fort que lui. Personne qu'il arrivera à vaincre grâce à ses efforts, bien évidemment.

Chaque personne a son aura qui lui est propre mais l'individu qui le suit à quelque chose de différent. C'est infime, à peine perceptible. Au cœur de son énergie, une petite pointe de mystère. Plus que ça encore … quelque chose de mystique, bien caché, qui ne tarde pas à disparaître. Quelle drôle d'énergie que voilà.

Et soudainement, Akira se déplace si vite qu'il se retrouve derrière son adversaire. Son premier sabre planté devant sa gorge, son bras entourant son corps, tenant le manche de son arme d'un revers de main. Le deuxième sabre est tenu par sa main droite, la pointe en direction du sol, mais prête à bouger au moindre geste suspect.

« Que me vaut l'honneur d'être ainsi suivi ? Je n'ai pas le souvenir d'avoir quémandé de la compagnie. Qui êtes vous ? Et plus important encore … Que faites-vous? »

La voix d'Akira est parfaitement calme et posée, presque doucereuse.

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Joan Leibsberg
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Que cherchai-je, au juste, en venant ici ? Je ne le savais pas encore, malheureusement. J’avais embarqué avec les troupes, me faufilant comme une anguille parmi des têtes bien plus grandes que la mienne, et des carrures bien plus imposantes. Mais j’avais eu l’intime conviction, la certitude absolue, qu’il me fallait les suivre pour me rendre à Horteka. Je pensais qu’une fois sur place, la révélation se serait faite d’elle-même… Ma déception fut de taille en posant les pieds sur le continent. Aucune intuition, aucun signe. Pourtant, j’en étais sûr… Je devais me trouver ici, à cet endroit exact. Précisément.
Pourquoi ne pouvais-je jamais y voir clair ? Les images s’embrouillaient dans ma tête. La fatigue me prit et je me laissai tomber sur un muret, laissant échapper un soupir à fendre l’âme. Maintenant que j’étais ici, dans cet accoutrement qui ne m’allait absolument pas, que faire ? Et comment justifier mon absence incongrue de Valua ? Oh, ça… Je m’en dépatouillerai plus tard. Je saurais quels mots utiliser pour berner les esprits, les détourner de la question initiale.

« Ce n’est pas en restant sur place que la vérité tombera toute crue ! » déclarai-je, comme une évidence, le doigt levé en l’air.

Je me levai et mis mon sac sur mes épaules dans le but de farfouiller la ville. En cherchant bien, on finit toujours par trouver, n’est-ce pas ? Et si je ne trouvais rien, je recommencerai. Jusqu’à ce que mes intuitions se dissipent, que ma certitude s’apaise, et que les flashs verts qui hantaient mon sommeil cessent de me tourmenter. Horteka était la clé de toute cette agitation, n’est-ce pas ? Oui. Sans aucun doute possible.
Je n’eus pas à chercher longtemps, en vérité. L’évidence m’apparut alors que je descendais une rue. L’évidence, c’était un homme dont l’âge atteignait sûrement à peine la vingtaine. Drôle d’allure, disposant d’armes aux apparences solides. C’était lui. J’en étais certain. Je devais aller lui parler. Et comprendre moi-même quels étaient les fils que la vie avait décidé d’agiter. J’entrepris de le suivre, me demandant quelle serait la meilleure approche. Il m’apparaissait clairement que ce jeune homme n’était autre qu’un étranger. Ceux qui, ces derniers temps, arrivait à Arcadia, un peu partout. Ceux dont l’arrivée réjouissait la Reine. Et lui, en particulier, était une pièce importante du jeu auquel ils participaient tous sans le savoir.

Cette quête nous conduisit dans la forêt verdoyante qui entourait Horteka. Cela me rappela quelques souvenirs, du temps où je vagabondai de lune en lune, cherchant où poser mes bagages. Les arbres et la nature me rendaient une gaieté toute enfantine et me faisaient parfois oublier tout le reste. Aujourd’hui, néanmoins, ces arbres abritaient l’objet de quelque chose de bien plus important.

J’avais toujours eu la réputation d’être silencieux. De surgir de nulle part. A pas de loup, dit-on. Je me considérais plutôt comme un chat. Ma petite taille et mon corps plutôt frêle me permettaient de me glisser partout, et d’apparaître là où personne ne m’attendait, quand personne ne m’attendait. Un jour, un enfant m’avait scruté avec curiosité, avant de me dire que j’étais un « Drôle de monsieur sans odeur. » Ni bruit, ni odeur. De quoi demeurer invisible, bien dissimulé. J’aurais été un bon assassin, au fond, avec de l’entraînement. Mais tuer ne faisait pas partie de mes attributs. Ce n’était pas moi. Ce n’était pas ma vocation, ni mon rôle.

Le jeune homme s’était arrêté, entre temps. A mon tour, je m’arrêtai aussi, non loin de lui désormais. Je me mis à le scruter, me demandant quelles étaient ses intentions. Je n’eus guère le temps de cogiter ; sans que je ne m’en rende compte, il était derrière moi et une lame était plaquée contre ma gorge.
Akira.
C’était son nom.

« Que font les gens qui se promènent ? Ils marchent. » déclarai-je simplement, comme si tout le bon sens du monde était enfermé dans cette simple phrase.

Je n’avais pas peur car aujourd’hui n’était pas le jour de ma mort. Toutefois, je n’esquissai pas un geste. Ce qui est propre à l’homme : l’imprévisibilité.

« Peut-on dire de quelqu’un qui se promène qu’il en suit une autre qui, elle aussi, se promène ? Ne peut-on pas simplement en déduire qu’ils se promènent tous les deux ? A partir de quel moment suit-on quelqu’un ? Parce qu’on se trouve juste derrière lui ? Ou parce qu’on emprunte le même chemin ? »

Je marquai une légère pause et me tordis légèrement le cou, sans trop bouger toutefois, pour pouvoir glisser un coup d’œil à mon interlocuteur. Ses yeux étaient… Fermés. Je compris mieux la signification de mon rêve. Des flashs verts. Seulement des flashs. Je ne voyais rien. J’étais aveugle…

« Quel chemin désirez-vous emprunter, Akira ? »

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Kurapika
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Akira
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Gardant un calme olympien, Akira garde son air confiant et neutre, silencieux pendant tout le discours du drôle de spécimen devant lui. Pas même un quelconque agacement durant toutes ces phrases qui vous donnent un bon mal de crâne, ou bien un élan de surprise quand l'homme prononce son nom, qu'il n'est pas censé connaître. Le silence s'installe, seulement secondé par le bruit du vent qui souffle à travers les arbres. Même le timbre de la voix de l'inconnu a quelque chose de mystérieux, d'inhumain, presque irréel. Akira ne saurait décrire ce petit élément qui le différencie des autres. Malgré tout, ce n'est pas une aura dangereuse, ses sens ne sont pas autant en alertes qu'ils ne le devraient. Ce n'est pas pour autant que le jeune égoïste baisse son arme. Cet individu est néanmoins suspect. Connaissant son nom, c'est donc bien lui qu'il suivait. Pourquoi ? Où a-t-il entendu parlé de lui ? Les habitants d'Ixa'takans commencent à le connaître, physiquement et de réputation (après tout, un combattant aveugle, ça ne court pas les rues), mais aucun ne connaît son nom. Que lui veut cet homme ?

« Si je puis me permettre, quand un inconnu vous appelle par votre prénom, il ne s'agit en rien d'une coïncidence. Encore plus si cet inconnu dégage quelque chose de spécial. Mais pour répondre à votre question, puisque cela n'a aucune incidence pour moi même, j'emprunte la voie de l'effort, qui me mène au succès. Et le bout du chemin … mène jusqu'au Quatre Sacrés du Ciel. »

Ce n'est plus un secret à garder. Pas dans un monde qui ne lui appartient pas. Enoncer ses objectifs à haute voix les rend plus réel et lui rappelle qu'il n'est pas du genre à abandonner. Peu importe les efforts, le danger, le manque de chance et le peu de probabilité, il arrivera à rassembler son groupe, dans ses terres à lui. C'est pour ça qu'il vit.

« Mais je doute que ces informations puissent servir vos ambitions, quelles qu'elles soient. »

C'est vrai. A quoi cela servirait de savoir qu'Akira souhaite retrouver ses proches ? C'est le cas pour une grande partie des étrangers alors que d'autres bénéficient d'une nouvelle chance dans la vie. Enfin, si on peut réellement appeler ce monde une chance. Il a entendu la rumeur sur des pierres de lunes, mais personne n'a réellement été en mesure de lui raconter les légendes. Et puis bon … Disons qu'Akira n'est pas apte à lire les vieux parchemins.

« Où est-ce que vous avez entendu parler de moi ? Que me voulez-vous ? Vous n'avez pas l'air d'un habitant d'Ixa'Takan venu demander de l'aide contre les Valuans. Non, c'est toute autre chose. Laquelle ? Qui êtes vous donc ? »

Pourquoi tant de mystère ? Mais Akira comprend que ce n'est pas en continuant dans cette position qu'il aura des réponses. Aussi, il s'autorise à reculer de quelques pas et le contourner pour lui faire face. Lentement, Akira baisse son arme puis range ses sabres dans son dos, comme il le fait d'habitude. De toute manière, en cas de besoin, il se sait assez rapide pour dégainer.

« Vous êtes un personnage bien singulier. Aucune animosité. Aucune peur. Aucun hostilité. Aucune capacité combative. C'est comme si vous étiez absent mais que quelque chose vous rattache ici. Qu'est-ce donc ? » Akira penche légèrement la tête sur le côté, le dévisageant de ses yeux clos. « Êtes-vous triste ? »

La tristesse. Oui, c'est peut-être ce qui émane de lui. Akira ne peut en être persuadé, mais il connaît ce sentiment. Quand il y a quelque chose de briser, d'illogique. Des choses à réparer, à rassembler, sans en connaître les moyens, les raisons. Que plus rien n'est sous contrôle. L'incompréhension. Le doute. Chercher des réponses sans avoir la certitudes de les trouver. Le brouillard.

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Joan Leibsberg
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Quelque chose de spécial, hein ? Aveugle mais clairvoyant. Cela m’arracha un sourire. Oui. C’était vers lui que tous les chemins de mon rêve convergeaient. Je ne savais pas exactement d’où il venait ; comme tous les étrangers, il n’était pas d’ici. Son accoutrement ressemblait fort à celui de mon valet de carreau. Et, comme il le soulignait, les coïncidences n’existaient pas. J’étais persuadé d’une chose, en revanche : le succès n’était pas le seul but de sa recherche. C’était un point clé de sa quête mais nullement sa finalité. Qu’étaient donc les Quatre Sacrés du Ciel ? Là était la voie qu’Akira suivait. Pourtant, cette voie le mènerait sur des terrains bien différents de ceux auxquels il s’attendait.

« Vous semblez persuadé de suivre un chemin bien précis alors que vos pas vous amènent à fouler une toute autre terre. »

Seuls les fous demeurent bornés, n’est-ce pas ? A cette réponse, d’autres questions, bien sûr. Les questions n’en finissaient jamais. Cependant, Akira sembla s’accorder sur un point : continuer à me menacer de ses armes ne mènerait nulle part. Je ne garantissais pas de lui apporter satisfaction ; mes idées n’étaient elles-mêmes pas toujours claires. Je passai les mains derrière mon dos et penchai légèrement la tête sur le côté pour l’observer sous un angle nouveau alors qu’il s’éloignait de moi. Il restait sur la défensive ; mais comment lui en vouloir ? Je lui fis un sourire amusé qu’il ne vit pas alors qu’il en venait à certaines conclusions, prenant la même posture que la mienne sans s’en rendre compte.

Triste ? C’était bien la première fois que l’on me posait cette question. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autorisé à sonder mon cœur. A quoi bon ? Quelle place leur laisser ? Et, au fond, quelle place laissait les hommes à ce genre de réflexion ? Alors qu’ils auraient bien besoin de tristesse et de chagrin pour se rappeler qu’au fond de leur poitrine battait un cœur ne possédant pas que frustration, colère et désespoir qui menaient aux ambitions démesurées.

« Je suis triste … de voir des enfants élever sans amour. » répondis-je, pensif.

Oui. Au final, tout se résumait à ça. Des enfants élevés sans amour, ou avec un mauvais amour. Des enfants qui n’avaient pas reçus les valeurs les plus simples, les plus ancestrales. Ils laissaient derrière eux le monde à feu et à sang. Le monde alentour, et leur propre monde aussi. Akira faisait-il parti de ces gens élevés sans amour ? J’étais attristé, oui. Pas beaucoup de choses. Par le monde, et par la tournure des événements. Attristé par ce que je voyais, horrifié parfois. Terrifié, aussi, parce que je me sentais seul. Parce que j’étais seul, et que je ne comprenais pas tout.
Mais je n’avais pas le temps de réfléchir à tout ceci. M’épancher sur la tristesse du monde et ma propre solitude serait causer ma perte.

Comme pour effacer ce qui venait d’être dit et soulevé, j’agitai brusquement une main devant les yeux de mon interlocuteur pour vérifier qu’il était bel et bien aveugle. Je n’avais malheureusement pas amené mon bâton, afin me fonder dans le décor des troupes ; cela aurait été un peu moins dangereux pour l’avenir de mes doigts. Je repliai rapidement mon bras contre ma poitrine, méfiant envers l’impulsivité humaine.
Il ne voyait donc rien. Et pourtant… Il voyait des choses, lui aussi. Les percevait. Je m’assis en tailleur sur le sol et levai les yeux dans sa direction.

« Les gens m’appellent simplement fou. » je laissai le silence s’étirer un instant à peine avant de tirer un paquet de cartes de ma manche et de les disposer sur l’herbe, les unes après les autres, pour les trier. « Vous jouez aux cartes, sur le chemin que vous empruntez ? »

Valet de cœur, ou valet de pique ?

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Kurapika
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Akira
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Un chemin bien précis hein ? Akira laisse échapper un petit rire suffisant. En apparence, c'est bien simple. Son chemin … Suivre le dos de Kyo. C'est ce qu'il a fait à ses 14 ans. Le chemin pour survivre. Pourtant pour parvenir à la hauteur de Kyo, il a fallu bien des efforts, bien des souffrances et de contre temps dans ce chemin au sol brûlant. Il a fallu le suivre dans la noirceur et le massacre. Dans le meurtre et dans la force. Dans les rires et les combats. Un chemin où il a trouvé une famille. Puis, il l'a perdu de vue. Ca ne l'a pas arrêté. La preuve en est, 4 ans après, Akira a retrouvé son équipe. Pour la perdre de nouveau certes, mais il ne s'agit là que d'un énième contre temps.

« Sachez, Cher Monsieur, que mon chemin fini toujours par me mener auprès des 4 Sacrés du Ciel et de Kyo. Chaque route n'est pas totalement droite et il peut arriver qu'on s'égare. Peu importe le temps qu'il faut pour partir du point A pour arriver au point B. Etre sur une autre planète n'est pas ce qui va m'arrêter. Et dans le pire des cas, si je ne viens pas à eux, alors, ils viendront à moi. Luciole. Kyo. Et les deux autres … Notre destin est lié. Je crois en la destiné si je suis en mesure d'en faire ma conviction. Mais je refuse de rester simple spectateur de ma vie. »

C'est là qu'Akira est très contradictoire. Il croit en au destin, au fait que les sacrés du ciel finiront inévitablement par se retrouver, parce qu'il s'agit là sa force de combat, sa raison de vivre. Pourtant, à maintes reprises, le destin a voulu stopper ses convictions. Les lois de la nature. Les limites du corps humain. Ne pas avoir du sang de samurai aurait du limiter ses capacités, mais contre toute logique, le garçon a su aller au delà de ce qui est défini. Avec ses efforts, il est devenu celui qui défit les dieux et qui ne laissera pas le destin guider sa vie. La seule personne qui choisi où sont ses limites, c'est lui même.

Silencieux, il écoute l'homme lui dire être triste des enfants élevés sans amour. Cette réponse est aussi étrange que la question qu'il lui a posé. L'amour d'un parent. Tout ça lui semble si lointain, si dérisoire maintenant. Il a connu cette vie là, un jour, dans la simplicité et le bonheur. Jusqu'à tout perdre. Et pour parvenir à son niveau, il a fallu des sacrifices émotionnels.

« Pourquoi de telles paroles ? Parlez-vous d'une généralité ? De vous même ? Moi ? L'amour. Le bonheur. La quiétude. Les émotions sont une faiblesse. Je n'ai pas le luxe de m'y attarder. Quand on aime, on se brûle les doigts. »

Akira, aurais-tu eu une déception amoureuse ? Certainement pas. Il lui faudrait déjà une personne à ses côtés, pour cela. Mais il est vrai qu'il c'est longtemps reposé sur ces principes quand les 4 sacrés du ciel étaient ensembles. Une période où il se sentait entier, vivant. Le plus jeune et le plus sentimental de la bande. Qu'est-ce que ça lui a rapporté au final ? Non, Akira a apprit de lui même que cela ne mène nulle part. Dans la vie, il n'y a que la puissance qui compte. S'élever, toujours plus haut, montrer ses capacités, être assez fort pour les rallier à lui. Ou plutôt, les rallier à Kyo, eux, les sacrés du ciel.

Si Bontenmaru était là, il aurait sûrement dit que c'est justement l'amour qui guide ses pas et qu'il a bien plus de sentiments qu'il ne veut l'admettre. C'est fort possible, mais le jeune homme préfère les emprisonner et les laisser de côté. Et puis … il lui aurait répondu d'un air suffisant que Bonten ne connaît rien à l'amour, puisque les femmes ne veulent pas de lui. Un léger sourire se forme sur son visage à la pensée de cette réplique acerbe. Mais ce n'est pas le moment de se perdre dans ses lointaines pensées.

Revenant à la réalité, il laisse le Fou se présenter avec ce drôle de nom tout en lui proposant une partie de carte. En quoi un aveugle pouvait-il jouer aux cartes. Akira secoue la tête mais consente néanmoins à s'asseoir près de lui. Qu'a-t-il à perdre de toute manière ? Et puis .. Ce n'est pas comme s'il était grandement occupé.

« C'est une étrange manière de nommer quelqu'un. Ce surnom vous convient-il ? Ou préférerez-vous que je vous appelle d'une autre manière. La folie … Ce n'est rien d'autre qu'un état d'esprit. La justification de quelques gestes qui peuvent paraître absurdes aux yeux des autres. Mais je crois que la personne la plus rationnelle peut être surnommé fou. Après tout, certains sens ne peuvent être compréhensibles pour tous. Qu'en pensez-vous ? »

Ses petites réflexions à lui même terminées, Akira se saisit d'une carte au hasard. Valet de coeur.Il observe la carte, sans pour autant être en mesure de la voir. Alors, est-ce que le karma le connaît si bien que ça ?

« Laquelle est-ce ? Qu'est-ce qu'elle signifie ? Et si je puis me permettre … Vous n'avez pas répondu à mes précédentes question : Comment connaissez vous mon nom et que me voulez vous ? »

Cet étrange personnage a peut-être l'art de détourner les conversations, mais Akira n'oublie pas ses questions pour autant.

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Le destin distribuait souvent de bien tristes cartes. Un léger sourire apparut au coin de mes lèvres. Il allait sans dire qu’Akira ne se doutait pas un instant de son destin à lui. Il pensait savoir. Comme tout le monde. Mais l’avenir se dessinerait de manière bien différente. Les chemins le mèneraient sur des routes étrangères, et il lui faudrait surmonter bien d’autres épreuves. Peut-être même changer sa vision du monde. Qui sait. Mais les changements se font par étape. Akira était encore loin de changer son cap. Et à raison. Il fallait bien croire en quelque chose, n’est-ce pas ?
Mes réflexions n’attendaient aucune réponse de sa part. Pourtant, il se sentit obligé d’en apporter une. Je penchai la tête sur le côté et passai mes mains dans mon dos. Comme ces habits de soldat devaient paraître ridicule sur ma si petite et faible personne ! Mais Akira ne pouvait guère s’en douter… Aucune mesquinerie derrière cette pensée ; le simple reflet d’une vérité crue, dénuée des sentiments qu’il semblait exécrer. L’on n’en vient aux extrémités qu’en dernier recours. Quelqu’un, quelque chose, l’avait poussé dans ses retranchements, harnachant ses émotions et ses sentiments derrière un masque d’auto-suffisance. Mais cela ne marche pas. Pas vraiment. L’on n’en s’auto-suffit jamais indéfiniment.

Je l’observai s’asseoir en face de moi alors que je déposai les cartes devant nous, les unes après les autres. Sa définition de la folie était amusante. Beaucoup ne voyait pas les choses de cette façon, bien au contraire. Je déposai ma tête au creux de ma main libre en fixant ce visage fermé qui me faisait face. Il était une pièce importante de tout cet engrenage encore incompréhensible. Je le savais. Les fils du destin ne le reliaient pas qu’à ses quatre sacrés du Ciel. Mais il était bien trop tôt pour le lui dire. Bien trop tôt pour qu’il l’envisage seulement.
Je croisai les bras après avoir étalé les cartes entre nous.

« Fou est une fonction. » précisai-je.

Cela ne voulait pas dire grand-chose. Pourtant, cela voulait tout dire. Au fond, ma fonction n’était autre que Fou. J’étais le Fou de la reine Jade. Fou à la cour de Vallua. Et y avait-il vraiment autre chose à comprendre ? Fonction de divertir, de dire les vérités les plus crues, les plus cruelles, les plus véritables sans pour autant les révéler clairement. Un travail ingrat, mais un travail nécessaire. Ce qui était pratique avec les métaphores et les non-dits ? Les gens comprenaient ce qui les arrangeait, en règle générale. Il s’agissait de leurs interprétations : c’était donc la bonne, pour eux. Mon travail s’arrêtait là, en somme : dire la vérité. La, au sens large. Car la vérité n’était pas la même pour tout le monde, n’est-ce pas ?

Mes yeux se posèrent sur la carte qu’il venait de tirer au hasard. Je l’observai un instant. Le valet de cœur. Je me laissai légèrement retomber en arrière, m’appuyant sur le sol de mes mains. Un petit sourire apparut sur le coin de mes lèvres, à la fois pensif et amusé. Quelle drôle de coïncidence tout de même…

« Valet de cœur. » l’informai-je en pouffant de rire. « Mais une carte signifie-t-elle quelque chose ? N’est-ce pas là qu’une simple carte agrémentée de quelques symboles, après tout ? »

Je me redressai souplement en sautant sur mes deux jambes et étirai mes bras.

« Est-ce important de savoir ce que je sais ? Parfois il est plus malheureux d’obtenir des réponses à des questions que de continuer à les ignorer. Par ailleurs, je ne les connais pas toujours moi-même. Votre prénom paraissait évident, et je ne vous veux rien. C’est vous qui voulez quelque chose. »

Et je ne me trompais pas. Je me rassis en tailleur en face de lui pour le fixer avec attention. Il tenait toujours la carte dans sa main. Ca ne pouvait être une coïncidence, car les coïncidences n’existaient pas.

« Un valet de carreau m’a mené au valet de cœur. Et ainsi de suite. » jusqu’à ce que le jeu de carte se complète. Ce n’était qu’une piètre métaphore, mais elle m’aidait à y voir plus clair dans ce jeu de plateau qui se dessinait de plus en plus clairement. « Vous voulez quelque chose. Et c’est auprès de moi que vous l’obtiendrez sûrement. Quand, comment, pourquoi… » je haussai les épaules. « Je suis fou, pas devin. »

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Le valet de cœur hein ? C'est une carte qui convient bien à l'enfant qui a toujours poursuivi le dos de Kyo. Il faut croire que le hasard le connaît bien. Hasard, destin, karma … Peut importe ce que c'est, mais Akira a la désagréable impression d'être épié. Pas forcément par l'homme devant lui, mais plutôt une force surnaturelle, beaucoup plus grande, plus grande encore que les Mibu de son monde, considérés comme des dieux.

« …. » Les yeux obstinément fermés frémissent et se tendent sous sa nervosité. Etre ici lui plaît de moins en moins et Akira comprend qu'il n'est pas près de rentrer de si tôt. En soit, il est quelqu'un de patient, mais la situation dans son monde est problématique. Ils sont en guerre contre les Mibus. Et Luciole … Il lui faut sauver son camarade. Akira refuse catégoriquement de se dire qu'il est mort. Luciole n'est pas idiot au point de se laisser tuer par son frère, n'est-ce pas ? Un rictus nerveux anime son visage. On part de Luciole … Il n'a jamais vu plus stupide que lui. Mais beaucoup trop entêté pour mourir.

« Les symboles ont toujours une signification. Tout à un sens, je ne crois pas au hasard ou à l'illogique. Peut-être qu'il y a des choses que nous ne sommes pas en mesure de comprendre, parce qu'il existe des forces supérieurs qui se croient maître de notre destin. Ce qui ne veut pas dire que nous n'avons pas la possibilité de se rebeller contre ces forces et aller au delà de leurs propres capacités. Que serait une partie de cartes sans suspens ? Où serait l’intérêt si tout était déjà joué ? Qu'en pensez vous .. Cher petit monsieur ? Fou n'est peut-être qu'un titre, mais je vous l'ai dis, je n'ai nullement le désire de vous appeler ainsi. Donnez moi une autre manière de vous nommer et je vous donnerais mon surnom. C'est un échange équivalent. »

Ne pas connaître les réponses peut être mieux que de savoir. Akira n'est pas d'accord avec ce raisonnement. Le savoir, c'est le pouvoir. Et si les réponses ne lui conviennent pas, il peut toujours le modifier. Rien n'est jamais figé.

« La malheur ne m'importe peu. La réalité sera celle que j'aurais décidé. » Akira est peut-être encore une fois trop confiant, mais comme il l'a si bien fait comprendre, il ne laissera personne être maître de son destin. C'est justement la raison de leurs combats contre le Mibu avec ses compagnons. Ces personnes qui se prennent pour des dieux et qui croient décider de leur avenir. C'est assez ironique de se dire que son but est le même d'un monde à l'autre. Il émet un petit rire dénué de joie.

« Se battre pour exister. On dirait que c'est l'histoire de ma vie. Sachez que je n'ai jamais renoncé. Peut-être que vous avez raison. Peut-être que j'obtiendrais quelque chose de vous. Je ferais donc en sorte de ne pas vous perdre de vue. » S'il doit être son Kyo de ce monde, alors qu'il en soit ainsi. Si cet homme quel qu'il soit est la clé qui lui permettra de regagner son monde, alors il est prêt à marcher dans son ombre, à suivre son dos. Pendant des années s'il le faut.

« Je ne suis pas devin non plus, mais je sais une chose. On n'obtient ce qu'on veut avec des efforts. Alors même si vous disparaissez, je vous retrouverais toujours. C'est une promesse, car ainsi est le valet de cœur. »

Il dépose la carte dans les mains du Fou. Oui, une promesse. Les sacrés du Ciel, le Fou. Un long fil de liens qui se rejoignent, et Akira n'a pas l'intention de lâcher ce fil si fragile. Il ignore encore quel est le poids de cette promesse, mais il ne revient jamais sur sa parole, et surtout, il ne renonce jamais … Parce que comme dit Bontenmaru, Akira est le génie de l'effort.  

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Joan Leibsberg
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Age - 25 ans
Univers - L'Assassin Royal
Camp - Le mien
Atrribut lunaire - La vie et la mort
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- Un bâton où est taillée une tête de rat
- Un chapeau à grelots
Non. Aucun hasard. Je passai mes mains derrière mon dos sans cesser d’observer le visage fermé de mon interlocuteur. Quelque part, derrière l’entêtement, derrière la vanité, se trouvait une profonde sagesse. Se rebeller contre les forces était un fait. Oui. Tout le monde était maître de ses choix, mais le destin finissait toujours par resserrer son étau. Et, au fond, dans les cas d’une lutte, d’une bataille, n’était-ce pas le destin lui-même ayant insufflé cet air de combat et de rébellion ?

« Je pense que le destin, quoi que l’on fasse, se trouve sur nos talons, dans l’ombre de nos gestes et de nos décisions. Lutter contre lui n’est-ce pas déjà là une destinée ? » je m’adossai contre un arbre et passai mes bras derrière ma tête, pose insouciante. « Pourquoi ne pas appeler un chat, un chat comme l’on appelle un fou, un fou ? Donnez-moi le nom qu’il vous plaira d’employer, je ne m’en connais plus d’autre... »

A quoi bon connaître le nom exact de chaque chose déposée ici-bas ? A quoi bon s’évertuer à nommer, renommer, alors que chaque objet, chaque être vivant, n’avaient de noms que ce que les hommes avaient choisi de leur donner. Une table, une chaise, un arbre, une fleur… Tout cela n’était que verbal, personnification. Rien d’autre. Que l’on m’appelle fou ne me dérangeait pas. Au contraire, cela me donnait une fonction précise, une fonction officielle, et un trait de caractère qui arrangeait bien des gens.
Sans nom, le monde serait perturbé, perdu. Comment nommer telle ou telle chose, comment reconnaître telle ou telle personne ? Et, surtout, comment se reconnaître soi-même, s’identifier, se personnaliser ?

« Tous conviendront. Saperlote, Berlingot, Gratubleu ! » un petit rire s’échappa de mes lèvres. Oh je ne me moquais pas de lui, loin de là. Mais quelle importance le nom qu’il pourrait bien me donner ? « Eh bien… » repris-je sur le ton de la confidence. « J’ai rêvé d’une lueur verte et, dans un flash, les cartes se sont mélangées avant d’être distribuée. Le valet de carreau m’a murmuré votre nom avant de disparaître, telle une luciole avant l’aube. »

Je ris à son dernier constat. Ne pas me perdre de vue… Une promesse curieuse. Mais je ne doutais pas un instant de la parole d’Akira. Je lui souris, amusé et fis tourner la carte entre mes doigts lorsqu’il la déposa dans mes mains tendues. Un valet de Cœur. Un destin. Le fil rouge se prolongeait. Je m’approchai de ce grand bonhomme et me dressai sur la pointe des pieds, atteignant ainsi une hauteur un peu plus respectable pour déposer mes mains fraîches sur ses joues.

« Je t’attendrais à Valua, lorsque tu seras prêt à m’y rejoindre. Les serpents sifflent forts et mordent avec une cruauté sans pareille. Rebelle toi contre ton destin autant que tu le souhaites, il est derrière toi. Moi, je suis devant lui. Et toi, où seras-tu ? »

Je laissai retomber mes mains le long de mon corps et reposai mes pieds à plat sur le sol de la forêt. Je posai un doigt sur mes lèvres, m’intiment au silence. Les oiseaux chantaient toujours autour de nous, et quelques animaux faisaient craquer des branches mortes sur le sol. La vie faisait écho au calme serein des alentours.

« Valua. Te souviendras-tu ? »

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Kurapika
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Akira
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Akira ne sait pas s'il est d'accord avec le discours du Fou. La destiné hein ? Lutter contre elle est peut-être déjà un chemin tout tracé mais … Dans son monde, les maîtres du destin sont personnifiés. Le Clan Mibu. Qui pensent choisir le sens de leur vie et les jeter ensuite comme des jouets qui ont fait leurs temps. N'est-ce pas pour aller contre cela qu'il se bat à son époque ? Non, il veut croire que le dénouement de cette histoire surprendra les Très Hauts. Ils ne sont pas des Dieux. Ou alors, l'Homme peut s'élever à la hauteur des Immortels. Oui, il veut y croire. Parce qu'avec des efforts conséquents, il n'y a pas de limites.

Petit froncement de sourcils de sa part quand Le Fou lui annonce qu'il peut l'appeler comme il le souhaite, lui donnant quelques idées … abracadabrantesques. Non, merci ! Ca ira.
La suite par contre … Une véritable irritation se montre sur le visage aux yeux clos d'Akira. Irrité ou même plutôt offensé ! La réplique se fait aussitôt, cinglante.

« Je n'aime pas les lucioles, elles sont irritantes, stupides et incompréhensives ! » L'indignation est telle que sans s'en apercevoir, Akira a déjà commencé à sortir ses lames de leurs fourreaux. « Et je ne vois pas pourquoi, il serait le valet de carreaux. Nous n'avons rien en commun »

Boudeur ? A peine. Mais aussi, quelle idée saugrenue. Ou peut-être que si, dans un sens, les 4 sacrés du ciel ne seraient-ils pas les valets de Kyo ? Quoi qu'il en soit, Akira refuse d'admettre une quelconque appartenance avec Luciole. Alors donc, leur destin serait lié également dans ce monde là ? Il ignore s'il doit en être soulagé ou au contraire, agacé, mais prononcer le nom de Luciole, provoque toujours une forte émotion, quelle qu'elle soit.

Le Fou serait donc au dessus du destin ? Pourquoi ? Qui est cet homme ? Pourquoi est-ce qu'il ressent tant d'importance derrière ce petit personnage si mystérieux ? Il frémit un peu au contact de ses mains sur son visage, peu habitué au contact physique. Immédiatement, il sent ses joues s'empourprer, heureusement bien dissimulées sous les mains du Fou qui devait pourtant ressentir toutes leurs chaleurs.

« Valuan hein ? …. Je m'y rendrais quand le moment sera venu. » De toute manière, il sait qu'un jour ou l'autre, il quittera la lune verte. Akira n'en ressent pas le besoin pour le moment. Non, il a des choses à faire ici. Mais son besoin de trouver ennemis plus puissant que lui le poussera à ne pas rester sur place. Le Samurai a toujours été un homme qui voyage dans le monde, à la recherche de plus fort, pour se surpasser, toujours et encore. Les limites ? C'est un fait qu'il refuse d'accepter.

« Où est-ce que je serais ? Je vous l'ai dis. Derrière votre dos. Et un jour, à votre hauteur. »

Peut-être que c'est le Fou qui lui permettra de se glisser à la hauteur de Kyo quand il rentrera chez lui. Mais si le fou est son bienfaiteur, alors, Akira refuse de le nommer ainsi. Reculant d'un pas, il lève les yeux vers le ciel, savourant le vent et le chant des oiseaux. C'est un endroit calme qu'il apprécie particulièrement. Un léger sourire se forme sur son visage. Le Samurai reporte son attention sur l'homme en face de lui.

Il s'approche et pose légèrement le bout de son doigt sur le front du Fou.

« Puisque vous m'avez donné l'autorisation de vous nommer comme je le souhaite, alors à partir de maintenant, pour moi, vous serez Hope. »

Sur ces paroles, Akira ne s'attarde pas d'avantage et prend congés, disparaissant dans la lisière de la forêt. Il sait que ce n'est pas un adieu et que leurs chemins se croiseront de nouveau au moment propice, à savoir, quand il l'aura décidé. Après tout, Akira sait où le trouver.   

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